Extrait - Page 2

Fil d'ariane

 accueil Lestrange malaventure de MirellaLa belle cité d’Hamelin

L’estrange malaventure de Mirella de Flore Vesco aux éditions de l'école des loisirs

 

Le joueur de flûte Hamelin ou Der Rattenfänger von Hameln pour les germanophones, voici  une histoire qui nous a été maintes fois contée. De nombreuses versions ont vu le jour mais aucune ne ressemble à celle de Flore Vesco : d’après elle, le vrai héros de l’histoire n’est pas un homme mais une femme. Une femme des plus méprisables, une miséreuse des bas quartiers : une porteuse d’eau.

Hamelin est une ville charmante en ce XIIIe siècle, elle est  admirablement administrée par un honnête bourgmestre, qui rivalise d’ingéniosité pour rendre la ville « moderne ». Il a inventé l’eau courante et la noble tâche de transporter l’eau aux habitants depuis la rivière revient  aux enfants déshérités de la ville dont fait partie Mirella.

Comme dans l’histoire initiale, Hamelin se retrouve envahie de rats. Ils grouillent dans les rues, dans les greniers et même dans les chambres à coucher. Notre ingénieux bourgmestre a comme toujours une solution et les porteurs d’eau se voient ainsi attribuer une nouvelle besogne : la chasse aux rats. Malgré leur entrain pour ce nouveau travail, la situation empire, partout il y a des morts, la peste est en ville.

Mirella est l’une des rares personnes à sortir encore. Pour se donner du courage, elle entonne des chansons de sa conception. Bizarrement cette situation lui convient, elle prend même goût à la solitude et à cette liberté retrouvée. Elle rencontre, au cours de ses pérégrinations, deux personnages : l’un musicien et charmeur, l’autre encapuchonné et effrayant. Le premier se propose de sauver la ville avec un tour de passe-passe de sa connaissance. Le second est plus inquiétant, il apparait et disparait aux détours des ruelles, il ressemble plus à une ombre qu’à un homme et semble s’intéresser à Mirella…

 

Flore Vesco manie le « parler médiéval » avec brio, le langage utilisé par l’auteure peut paraître déroutant au premier abord mais devient presque une évidence au fur et à mesure de la lecture. Celui-ci, qui nous plonge dans les temps jadis, donne toute sa force au récit. L’estrange malaventure de Mirella est une sublime revisite du Joueur de flûte de Hamelin, c’est aussi une satire de la société médiévale où les laissés pour compte sont  les vrais héros de l’histoire.

 Florent

 

 accueil Lestrange malaventure de MirellaLa belle cité d’Hamelin

L’estrange malaventure de Mirella de Flore Vesco aux éditions de l'école des loisirs

 

Le joueur de flûte Hamelin ou Der Rattenfänger von Hameln pour les germanophones, voici  une histoire qui nous a été maintes fois contée. De nombreuses versions ont vu le jour mais aucune ne ressemble à celle de Flore Vesco : d’après elle, le vrai héros de l’histoire n’est pas un homme mais une femme. Une femme des plus méprisables, une miséreuse des bas quartiers : une porteuse d’eau.

Hamelin est une ville charmante en ce XIIIe siècle, elle est  admirablement administrée par un honnête bourgmestre, qui rivalise d’ingéniosité pour rendre la ville « moderne ». Il a inventé l’eau courante et la noble tâche de transporter l’eau aux habitants depuis la rivière revient  aux enfants déshérités de la ville dont fait partie Mirella.

Comme dans l’histoire initiale, Hamelin se retrouve envahie de rats. Ils grouillent dans les rues, dans les greniers et même dans les chambres à coucher. Notre ingénieux bourgmestre a comme toujours une solution et les porteurs d’eau se voient ainsi attribuer une nouvelle besogne : la chasse aux rats. Malgré leur entrain pour ce nouveau travail, la situation empire, partout il y a des morts, la peste est en ville.

Mirella est l’une des rares personnes à sortir encore. Pour se donner du courage, elle entonne des chansons de sa conception. Bizarrement cette situation lui convient, elle prend même goût à la solitude et à cette liberté retrouvée. Elle rencontre, au cours de ses pérégrinations, deux personnages : l’un musicien et charmeur, l’autre encapuchonné et effrayant. Le premier se propose de sauver la ville avec un tour de passe-passe de sa connaissance. Le second est plus inquiétant, il apparait et disparait aux détours des ruelles, il ressemble plus à une ombre qu’à un homme et semble s’intéresser à Mirella…

 

Flore Vesco manie le « parler médiéval » avec brio, le langage utilisé par l’auteure peut paraître déroutant au premier abord mais devient presque une évidence au fur et à mesure de la lecture. Celui-ci, qui nous plonge dans les temps jadis, donne toute sa force au récit. L’estrange malaventure de Mirella est une sublime revisite du Joueur de flûte de Hamelin, c’est aussi une satire de la société médiévale où les laissés pour compte sont  les vrais héros de l’histoire.

 Florent

 

Extrait

 « - Mes braves compères, nous devons chacun y mettre du nôtre et encourager les porteurs d’eau dans leur besogne. Si, tous, en bel ensemble, les aidons à travailler, bientôt nous pourrons nous glorifier d’être la première ville du Saint Empire supérieurement irriguée. Aussi, je vous en prie, ne ménagez pas vos efforts. Quand nos porteurs ne courent pas assez vitre, prenez le bâton et frottez-leur rigoureusement les mollets. »

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