Café musical #51 : musiques en chantier

Fil d'ariane

chantieraccueilRetrouvez la playlist de notre rendez-vous.

"Mais qu'est-ce qu'il fabrique ?" s'interroge, avec quelque inquiétude, Tom Waits... C'est que la musique elle-même apparaît comme un vaste chantier. Avant de sortir un tube, que ne faut-il pas comme tâtonnements et ébauches successives (Michel Legrand cherchant la mélodie des sœurs jumelles) ou comme travail de la part des ingénieurs de l'ombre (Rod Temperton trouvant la mélodie pour Michael Jackson). Dans les coulisses du studio, les Pixies enregistrent une première démo énergique et nerveuse ; ailleurs on exhume telle prise alternative des Beach Boys, vestige de grands projets abandonnés (le mythique Smile). D'autres encore bricolent leurs mixtapes en marge de l'industrie musicale.

Si Guillaume Dufay compose de somptueuses architectures sonores pour célébrer la coupole Brunelleschi de la cathédrale Santa Maria del Fiore à Florence, plus près de nous Faf Larage & Sébastien Damiani évoquent avec Bloc B une politique de rénovation urbaine un peu moins brillante. Les bruits étranges du chantier retentissent à nos oreilles, qu'il s'agisse des grincements électroniques de la cosmopompe Shadok ou des stridences mécaniques des fonderies d'acier d'Alexander Mosolov. Mais le chantier relève aussi de la métaphore : spirituelle pour les Cowboy Junkies, plus scabreuse chez Dranem. Fatboy Slim, lui, bâtissant et défaisant à grand renfort de groove, fait danser tout le monde !

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