Un conseil de lecture? #38

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Se brûler les ailes

 

 

 

 Les envolés d'Etienne Kern (Gallimard - 2021)

 

En ce jour du 4 février 1912, un homme grimpe les marches de la tour Eiffel. Il ne le sait pas encore, mais dans quelques minutes, sa vie va basculer. Il se nomme Franz Reichelt. Il sera celui dont le saut restera à jamais dans la mémoire de tous, grâce au début de la cinématographie. Il ne souhaite qu’une seule chose : créer un parachute pour sauver les aviateurs d’une chute potentiellement mortelle. Tailleur pour dames dans le quartier de l’Opéra, Franz passe des heures à construire un grand parachute à partir d’une robe grise qui prend la poussière dans son atelier. Il devient même une preuve d’amour à offrir à la veuve de son ami disparu. Cette invention symbolise l’espoir auquel sa vie tenait. Il ne vit que pour ça. Quitte à se brûler les ailes comme Icare… De cet homme dont la chute sera éternelle, ce sont d’autres personnes qui le rejoignent dans le vide grâce aux souvenirs de l’auteur, entremêlés à l’histoire.

 

Grâce à une écriture poétique, Etienne Kern parvient à faire revivre Franz Reichelt le temps d’un roman. Cet inventeur, tombé dans l’oubli renaît de ses cendres. Nous suivons chronologiquement les événements qui le conduiront au premier étage de la tour Eiffel où il se jettera dans le vide, croyant dur comme fer à son invention. Ce roman est entrecoupé de monologues intérieurs de la part de l’auteur lui-même. Il s’adresse à Franz Reichelt, à un membre de sa famille ou à encore à une amie, qui tous ont décidé de « s’envoler ». Etienne Kern signe un premier roman tout en pudeur sur la France de la Belle Époque où l’on rêvait d’atteindre le ciel. Un véritable hommage à tous ces précurseurs de l’aviation.

 

Amélie

 

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 Les envolés d'Etienne Kern (Gallimard - 2021)

 

En ce jour du 4 février 1912, un homme grimpe les marches de la tour Eiffel. Il ne le sait pas encore, mais dans quelques minutes, sa vie va basculer. Il se nomme Franz Reichelt. Il sera celui dont le saut restera à jamais dans la mémoire de tous, grâce au début de la cinématographie. Il ne souhaite qu’une seule chose : créer un parachute pour sauver les aviateurs d’une chute potentiellement mortelle. Tailleur pour dames dans le quartier de l’Opéra, Franz passe des heures à construire un grand parachute à partir d’une robe grise qui prend la poussière dans son atelier. Il devient même une preuve d’amour à offrir à la veuve de son ami disparu. Cette invention symbolise l’espoir auquel sa vie tenait. Il ne vit que pour ça. Quitte à se brûler les ailes comme Icare… De cet homme dont la chute sera éternelle, ce sont d’autres personnes qui le rejoignent dans le vide grâce aux souvenirs de l’auteur, entremêlés à l’histoire.

 

Grâce à une écriture poétique, Etienne Kern parvient à faire revivre Franz Reichelt le temps d’un roman. Cet inventeur, tombé dans l’oubli renaît de ses cendres. Nous suivons chronologiquement les événements qui le conduiront au premier étage de la tour Eiffel où il se jettera dans le vide, croyant dur comme fer à son invention. Ce roman est entrecoupé de monologues intérieurs de la part de l’auteur lui-même. Il s’adresse à Franz Reichelt, à un membre de sa famille ou à encore à une amie, qui tous ont décidé de « s’envoler ». Etienne Kern signe un premier roman tout en pudeur sur la France de la Belle Époque où l’on rêvait d’atteindre le ciel. Un véritable hommage à tous ces précurseurs de l’aviation.

 

Amélie

 

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Extrait

 

Ce n’était pas vraiment de la neige, mais une poussière blanche qui flottait dans l’air du soir, plus légère et plus lente que la pluie. Appuyé à la rambarde du balcon, Franz commençait à avoir froid. Il se donnait une minute encore avant de rentrer. La vapeur glacée s’épaissit peu à peu et le miracle, enfin, eut lieu : des flocons se détachèrent de la brume, d’abord minuscules, hésitants, puis soudain plus insistants. Ils oscillaient autour de lui, se posaient sur sa peau et disparaissaient, bientôt remplacés par des dizaines, des milliers d’autres, qui voltigeaient un instant puis s’en allaient mourir sur le sol.